Histoire de la commune

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Croissance démographique et activités diversifiées.

La Selle sur le Bied est, par sa population et la diversité d’activités que l’on y trouve, la commune rurale la plus importante entre Courtenay et Ferrières en Gâtinais, les deux petites villes chefs-lieux de canton situées aux extrémités de la vallée.

Avec plus d’un millier d’habitant, sans compter les résidences secondaires, la commune a retrouvé, et au-delà, sa population du début du 20e siècle (887 habitants en 1909) et presque celle du Second Empire qui, vers 1860, approchait 1200 habitants. La commune avait connu un étiage à 550 habitants en 1975, du fait de l’exode rural.

La population se concentre au bourg, prolongé de quatre lotissements, dont deux d’initiative communale. Mais sa croissance concerne aussi la plupart de la trentaine de hameaux que compte la commune.

L’activité agricole reste importante et occupe la plus grande partie des 2 400 hectares d’un territoire encore émaillé de taillis et bosquets. Elle a cependant beaucoup changé et s’est concentrée en quelques exploitations. La céréaliculture est dominante. Elle a pu, grâce aux méthodes modernes, s’accommoder de sols relativement pauvres, argilo-siliceux et à forte densité de silex, datant de l’éocène (-50 millions d’années), sur un socle de craie du crétacé supérieur (-100 millions d’années). Au milieu du 20e siècle, on comptait plus de 50 exploitants en polyculture, avec une forte présence de l’élevage, notamment bovin et avicole.

La commune est centre de regroupement scolaire.

Au début du vingtième siècle, on comptait 94 commerçants, artisans, ou prestataires de divers services : 7 épiciers, 5 cafetiers, 3 commerces de nouveautés, 5 menuisiers, 3 charrons, 1 chaudronnier rétameur, 2 exploitants de pressoir, 2 cordonniers sabotiers …. Elle dispose, à côté de l’agriculture, d’une activité commerciale de base : boulangerie et boucherie, ventes à la ferme et commerces ambulants sur le plan alimentaire. On y trouve garage automobile, hôtel restaurant, bar, journaux, coiffeur, agence postale communale, pharmacie, clinique vétérinaire, de même que diverses activités artisanales (métiers du bâtiment, menuiserie, plomberie, électricité…), métiers d’art (poterie à l’ancienne, sellerie, artistes verriers etc…) entreprises de services (gîte rural, taxi, orchestres de variétés, entretien des jardins…). La diversité des activités productives a été renforcée par l’installation, dans les années 1990, de deux entreprises de l’industrie alimentaire, occupant près de 200 salariés.

Patrimoine historique et artistique.

Site résidentiel et siège d’activités économiques diverses, le village de La Selle sur le Bied peut également intéresser les amateurs d’art et d’histoire. On y rencontre menhirs et polissoirs, croix de chemin, puits et lavoirs.

Le martyre de Saint Sébastien L’église, en grande partie reconstruite après les destructions de la Guerre de Cent Ans, conserve quelques éléments de ses origines romanes ; surtout, elle abrite un remarquable ensemble de peintures murales de la fin du XVe siècle. Dégagées en 1958 de l’enduit qui les recouvrait, elles ont été classées monument historique en 1960.

Méritent aussi un coup d’œil une Vierge à l’Enfant qui accompagnait jadis les processions, un Christ en croix peut-être du XVe, entouré d’œuvres contemporaines : un Saint Jean de François Lemaire et une Vierge signée Delvaux, ainsi que les fonts baptismaux à godrons probablement du XVIIe.

Château

A deux pas de l’église, le château aurait remplacé un manoir plus ancien. Il fut, peu après sa construction au milieu du XVIIe siècle, propriété de membres de la famille d’Aquin venue d’Italie avec Marie de Médicis et, plus tard, du Comte de Bethisy, dernier seigneur de La Selle sur le Bied, nommé pair de France et gouverneur des Tuileries après son retour d’émigration.

Vocation résidentielle et touristique

La Selle sur le Bied a d’abord une vocation résidentielle. En témoignent la forte augmentation de la population depuis un quart de siècle, le fait que beaucoup de retraités s’y sont installés, et la présence de nombreuses résidences secondaires.

œuvre d'Eric Dietman « L'Ami de Personne » Le village s’enorgueillit d’avoir compté parmi ses habitants Gustave Frégis, l’un des fondateurs de la médecine vétérinaire moderne à la fin du XIXe siècle, collaborateur de Pasteur, consultant du Tsar, Président de la Société Vétérinaire de France… Plus récemment, l’historien économiste Henri Sédillot et des artistes de renommée internationale, Daniel Spoerri et le sculpteur Eric Dietman, avaient élu domicile dans la commune.

Grâce à l‘activité associative, la vie sociale est animée tout au long de l’année. Divers sports ou loisirs peuvent être pratiqués : tennis, football, danse, gymnastique, chasse, pêche, jeux (boules, cartes, scrabble …) et la Commune dispose d’une spacieuse salle polyvalente.

Le charme de la vallée, les paysages diversifiés du plateau, les petites routes et chemins ruraux sont propices à la promenade cycliste, hippique ou pédestre. La commune est, d’ailleurs, traversée d’est en ouest, sur près de 6 kilomètres, par le GR 132 et possède son propre réseau de sentiers.

A noter

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Le monument aux morts de La Selle sur le Bied
janvier 2017
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